Journalisme aérien
J’avais critiqué OWNI et son article pas augmenté du tout sur les OGM. Heureusement on peut aussi y lire de passionnants billets sur les futures armes journalistiques: les drones !
Aurore 2.0
Apparemment, le soleil nous a envoyé sa plus grosse éruption depuis 5 ans. Les conditions semblent donc réunies pour voir danser les aurores boréales. Je les observe en ce moment même depuis chez moi. Qui sait, un jour j’en observerai peut-être depuis un vaisseau spatial.
Idées reçues et rumeurs autour des OGM
C’est le titre d’un excellent article de Louis-Marie Houdebine pour l’AFIS. L’auteur répond de façon brève mais efficace aux rumeurs sur les OGM lancées par les activistes écolos. À lire, tout comme son précédent article sur l’agriculture biologique.
Diplômes inutiles (vraiment ?)
Il y a des jours où je me demande si le frigo de certains journalistes se remplit tout seul. Peut-être qu’ils savent où acheter des Frigidaires modèle F-A Pouchet ? Comme ça, ils ne perdent pas de temps au supermarché et peuvent lister les diplômes de 1er cycle les plus inutiles. Selon eux, mieux vaudrait éviter tout ce qui a trait à l’agronomie pour espérer avoir un bon métier. Pourtant j’ai cru comprendre qu’il y aurait 9 milliards d’humains à nourrir dans les années à venir. Sacré défi pour un secteur de l’économie réduit à moins de 2 % du PIB qui arrive, malgré les fluctuations boursières, à nourrir les consommateurs pour uniquement 12 % de leur revenu annuel. Heureusement, le magasine Science a remis les choses à leur place et encourage les étudiants à choisir l’agriculture comme domaine d’étude:
The Bureau of Labor Statistics projects that over the next five years, there will be a 5% increase in the need for graduates in these disciplines, but a 10% decline in the number of students choosing these important programs as their career path. This means a shortfall of qualified workers in the areas where we need them most—horticulture, animal husbandry, food science, and climate change or environmental analysis. There are also growing opportunities in industries with activities linked to agriculture, such as transporting food, specialty processing (e.g., coffee brewing), addressing dietetic concerns, protecting animal welfare, and producing pet foods.
Il conclut fort justement que l’agriculture continuera à embaucher tant qu’il y aura des ventres à nourrir (enfin pas ceux des journalistes auto-nourris grâce à la génération spontanée):
The bottom line: Agriculture isn’t dead. In fact, no other industry feeds the world’s population, which could hit 9 billion by 2050. The need for graduates in agriculture, horticulture, and animal science programs will be critical to finding ways of safely doubling food production in order to meet the demand of a growing population.
Journalisme augmenté (ou pas)
OWNI est site web de journalisme augmenté. Sous-entendu «à la mode» grâce à un mélange plus ou moins réussi de visualisation de données et fuites provenant de Wikileaks. Mais ce vernis de belles photos en Creative Commons propulsé par un CMS esthétiquement agréable ne rend pas les articles plus pertinents pour autant. Par exemple cet article sur Monsanto orienté anti-OGM sans être augmenté d’aucune réflexion. Article qui ne cite pas le nom du spécialiste interviewé et gobe ses propos sans les analyser.
Un spécialiste du sujet estime que les ministères sont là surtout pour “favoriser les lobbies et les grosses boîtes. Pour poser le moratoire du MON 810 il aurait suffi de financer des études pour prouver que ça se diffuse partout y compris dans le miel.”
«Ça» se diffuse. Oui, mais encore . «Ça» qu’est ce que c’est ? D’ailleurs, comment croire que les ministères favorisent les «grosses boîtes» alors qu’en réalité, de BASF à Limagrain, elles fuient toutes le continent européen. Les lobbies anti-OGM peuvent être fiers de leur efficacité. L’auteur de l’article a manqué un sacré scoop ! L’étiquetage conclut l’article et là aussi on évite d’augmenter l’argumentation avec des analyses intéressantes.
Que les inquiets se rassurent, les produits alimentaires ont eu droit à leur propre décret qui entrera en vigueur au premier juillet, définissant la mention “sans OGM”. Au seuil maximum de 0,1% d’OGM pour avoir droit à l’étiquette au fort pouvoir marketing : “sans OGM”.
Pourtant les enjeux éthiques de l’étiquetage mériteraient une analyse , voici quelques pistes:
- Ce n’est pas parce que les gens réclament un étiquetage qu’ils ont raison;
- Une telle mesure doit être basée sur des preuves scientifiques et pour le moment risque pour la santé est nul;
- Un tel étiquetage obligatoire stigmatise injustement la technologie OGM et profite indirectement au bio (dont les effets bénéfiques tardent à être démontrés);
- Le coût de cette mesure n’a pas a être répercuté sur tous les consommateurs;
- Personne ne force le consommateur de manger des OGM car des labels bio existent.
À vos memes !
Les memes pullulent sur les internets. J’apporte donc ma modeste contribution à ce phénomène mondial.

